Qui était Louise Michel ?

Institutrice, femme de lettres et militante anarchiste et féministe, Louise Michel (1830 – 1905) est l’une des figures majeures de la Commune de Paris.

fut la pasionaria de la Commune et l’infatigable porte-parole des ouvriers.

Biographie :

Louise Michelmilitante révolutionnaire anarchiste, écrivaine (1830-1905)

Louise Michel, née en 1830 en Haute-Marne, est la fille illégitime du fils d’un châtelain et d’une servante. Elle est élevée par ses grands-parents paternels qui lui inculquent une bonne instruction, ce qui lui permet de devenir institutrice une fois chassée de la propriété à la mort de ses derniers.

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Installée à Paris à l’âge de 26 ans, elle s’acharne au travail en ouvrant des écoles libres, républicaines dans des quartiers populaires de la capitale. Militante, Louise Michel fréquente le milieu révolutionnaire à la veille de la Commune. En 1870, elle devient présidente du Comité de vigilance des citoyennes du 18e arrondissement. Le 18 mars 1871, elle participe aux combats contre l’armée d’Adolphe Thiers qui réprime dans le sang la Commune de Paris.

Elle sera tout à la fois ambulancière, combattante et grande oratrice y compris au tribunal où elle revendique avec courage ses actions. Condamnée, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie jusqu’à sa libération en 1880.

De retour à Paris, devenue anarchiste et très populaire, elle poursuit avec fougue son engagement politique. Elle enchaîne conférences, meetings et manifestations, au risque d’être envoyée encore en prison. Elle se fait aussi connaître par ses écrits avec La Misère (1882), ses Mémoires en 1886 ou encore L’ère nouvelle. Pensée dernière. Souvenirs de Calédonie (1887). Elle meurt des suites d’une pneumonie le 9 janvier 1905.

Son combat contre l’injustice

Louise défend les droits des ouvriers et des femmes… qu’elle encourage à travailler. Elle déclare : « Notre place dans l’humanité ne doit pas être mendiée mais prise ! » Puis, Louise est élue présidente du comité des vigilances citoyennes de Montmartre, une association politique qui protège le peuple. En mars 1871, le peuple de Paris se rebelle violemment contre le gouvernement et sa politique injuste envers les pauvres. Et puis, la France a perdu la guerre contre la Prusse et s’apprête à capituler. Hors de question pour Louise et ses compagnons !

Au côté des Parisiens, elle prend les armes ! Cette période de 72 jours est appelée « la Commune de Paris ». Louise sera arrêtée et détenue sept ans en Nouvelle-Calédonie. Mais elle reprendra son combat pour une société plus juste ! Aujourd’hui, plus de 190 établissements scolaires portent son nom, en hommage à cette femme libre et forte !

La Commune de Paris

En 1870, pendant la Guerre franco-prussienne, Louise Michel manifeste contre l’arrestation de blanquistes. Alors que la famine sévit à Paris, assiégée par les troupes prussiennes, elle crée une cantine pour ses élèves et pour les enfants pauvres. Elle devient membre du Comité de vigilance de Montmartre, association politique, et présidente du comité de vigilance des citoyennes du 18ème arrondissement. Elle collabore en outre au quotidien d’opposition au gouvernement de Thiers créé par Jules Vallès et Pierre Denis, Le Cri du peuple.

Le 18 mars 1871, l’insurrection éclate à Paris lorsque le gouvernement Thiers veut désarmer la Garde nationale et réquisitionner les canons entreposés à Montmartre et payés par le peuple de Paris. La population et la Garde nationale se révoltent alors. Au petit matin, Louise est à la tête des femmes qui s’opposent à la réquisition des canons. Lorsqu’un membre de la Garde nationale est blessé, elle tente en vain de le soigner.

Louise se lance corps et âme dans l’insurrection. Rapidement, le gouvernement se réfugie à Versailles et la Commune de Paris est proclamée. Louise proposera d’aller à Versailles assassiner Thiers, mais ne sera pas suivie. Au cours des deux mois de la Commune, marqués par une politique d’auto-gestion et des affrontements avec Versailles, Louise se donne sans compter. Armes à la main, elle participe aux combats de rue à Issy-les-Moulineaux, Neuilly, Clignancourt, sous l’uniforme des gardes nationaux. Elle sert également comme ambulancière. Et lorsque l’insurrection est durement réprimée et finalement vaincue lors de la Semaine sanglante, en mai, elle combat jusqu’au bout.

« Ce que je réclame de vous, c’est le poteau de Satory où, déjà, sont tombés nos frères ; il faut me retrancher de la société. On vous dit de le faire. Eh bien, on a raison. Puisqu’il semble que tout cœur qui bat pour la liberté n’a droit aujourd’hui qu’à un peu de plomb, j’en réclame ma part, moi ! 

Une tentative d’assassinat ratée

Le 9 mars 1883, elle est arrêtée lors d’un rassemblement aux Invalides pour les « sans-travail » qui a dégénéré en pillage de trois boulangeries. Sur le banc des accusés, elle s’enflamme : « Il y a quelque chose de plus important, dans ce procès, que l’enlèvement de quelques morceaux de pain. II s’agit d’une idée qu’on poursuit, il s’agit des théories anarchistes. »

En août 1886, la revoici face au juge à cause d’un discours en faveur des mineurs de Decazeville. L’occasion pour la militante de mettre en accusation l’Etat bourgeois et la justice de classe : « Mais pourquoi me défendrais-je ? Je vous l’ai déjà déclaré, je me refuse à le faire. […] Je sais bien que tout ce que je pourrai vous dire ne changera rien à votre sentence ! » clame t-elle.

Le 22 janvier 1888, lors d’une intervention au théâtre de la Gaîté du Havre, elle réchappe à un attentat. Elle refuse de poursuivre son auteur, un ouvrier déséquilibré. Jusqu’à sa mort à l’âge de 74 ans, Louise Michel enchaîne jusqu’à cent conférences par an dans toute la France et déplace à chaque fois les foules. Elle décède à Marseille le 9 janvier 1905… après un ultime meeting !

Sources :

  1. https://www.radiofrance.fr/personnes/louise-michel
  2. https://www.1jour1actu.com/culture/cest-qui-louise-michel#:~:text=Louise%20Michel%20%C3%A9tait%20une%20militante,une%20nouveaut%C3%A9%20%C3%A0%20l’%C3%A9poque%20!
  3. https://histoireparlesfemmes.com/2012/12/26/louise-michel/
  4. https://fr.wikipedia.org/wiki/Louise_Michel
  5. https://www.caminteresse.fr/histoire/louise-michel-porte-parole-des-ouvriers-11122137/

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