A quoi servent les compléments alimentaires ?

Les compléments alimentaires sont des sources concentrées de nutriments, c’est-à-dire de vitamines et de sels minéraux, de substances à but nutritionnel ou physiologique, ou de plantes et de préparations de plantes qui ont pour but de pallier les carences du régime alimentaire régulier d’une personne.

Qu’est-ce qu’un complément alimentaire ? 

Comme son nom l’indique, un complément alimentaire ne vise pas à remplacer une alimentation courante. Il la complète. Aussi appelé « complément nutritionnel », il a pour but d’apporter des vitamines, minéraux et autres principes actifs au consommateur. Le tout, en complément de ceux présents dans l’alimentation. Parmi ces compléments alimentaires, certains sont plus naturels que d’autres. Ce sont ces derniers vers lesquels nous vous recommandons de vous tourner le plus possible. Et ce, afin de préserver au mieux votre santé.

Depuis le mois de mars 2006, le gouvernement français a posé une définition précise de ce qu’est un complément alimentaire. Ce cadre permet aussi de définir ce qu’il doit contenir. Les compléments alimentaires sont donc considérés comme des denrées alimentaires, ayant un effet physiologique ou nutritionnel, qu’ils soient associés ou seuls. Un complément de ce type doit systématiquement se présenter sous forme de doses : gélules, comprimés, capsules, pastilles, ampoules, sachets.

Les bienfaits des compléments alimentaires

En principe une alimentation variée suffit à vous apporter les nutriments, vitamines et minéraux dont votre organisme a besoin pour fonctionner. Ces nutriments essentiels se trouvent dans les légumes, les fruits frais, le fromage, les viandes, etc. Dans le cas où votre alimentation est déséquilibrée, la prise de compléments alimentaires peut vous permettre de compenser des carences, mais cela doit être fait de manière ponctuelle. Les compléments alimentaires ne peuvent en aucun cas remplacer une alimentation équilibrée.

Les déficits en vitamines et minéraux peuvent conduire à des problèmes de santé sérieux, cependant il faut noter qu’au sein de la population française, de réels déficits sont rares, si bien que la prise de compléments alimentaires n’est souvent pas utile, voire dommageable (une surconsommation pouvant entraîner des problèmes sur le long terme).

Cependant, pris sur avis médical, les compléments alimentaires peuvent jouer un rôle bénéfique dans certains cas comme une fatigue, des carences liées à une grossesse ou à l’âge du patient.

Les vitamines

Les vitamines, qu’est ce-que c’est ? Ce sont des substances organiques, indispensables à notre santé, que l’on ne trouve que dans l’alimentation (à l’exception de la vitamine D synthétisée par la peau grâce à l’action du soleil).

Si l’on vous dit : « tu as mauvaise mine, prends donc des vitamines ! »… en fait, il y a peu de chances que vous soyez réellement carencé. Votre alimentation couvre normalement l’apport nécessaire en vitamines, si toutefois votre alimentation est équilibrée !

  • La vitamine A : on la trouve dans les aliments d’origine animale, le foie, notamment. Mais, certains végétaux, comme la carotte, contiennent des provitamines A (le carotène). Ces provitamines ont la particularité de se transformer en vitamine A. Une carence en vitamine A peut provoquer des troubles de la vision. Cela se trouve notamment dans certains pays en développement, mais elle est exceptionnelle en Europe.
  • La vitamine B1 : elle intervient dans la dégradation des sucres. Les céréales complètes, les légumes secs, la viande de porc, les œufs sont riches en vitamine B1. Une carence en vitamine B1 peut provoquer des polynévrites ou, dans les pays en développement, le béribéri (insuffisance cardiaque et troubles neurologiques).
  • La vitamine PP ou B3 : encore appelée niacine. Elle intervient dans la dégradation du glucose. Les viandes et abats, les poissons, les légumes secs, certains fruits sont riches en vitamine PP. Sa carence peut entraîner la pellagre et des problèmes cutanés, digestifs ou nerveux.
  • La vitamine B6 : encore appelée pyridoxine. Elle est importante pour la synthèse des lipides et des protéines telles que l’hémoglobine. On la trouve dans les levures, les pommes de terre, le saumon (et les autres poissons aussi), les noix, le foie, le riz. Sa carence peut provoquer des problèmes cutanés, des dépressions, des problèmes immunitaires. Elle est également reconnue pour avoir des bienfaits sur le sommeil avec la vitamine B5.
  • La vitamine B9 : c’est l’ acide folique qui intervient dans le métabolisme des acides aminés. On la trouve dans le foie gras, le foie cuit, le jaune d’œuf, le cresson, les noix, les épinards ou la salade. Sa carence peut provoquer des anémies ou des dépressions, et chez la femme en début de grossesse, des anomalies de développement du fœtus (système nerveux). Il est donc conseillé de veiller à son apport suffisant en cas de projet de grossesse.
  • La vitamine C : c’est la « star » des vitamines. On ne jure que par elle. La vitamine C est nécessaire à la bonne santé des vaisseaux sanguins et des muscles. Elle favorise l’absorption du fer. Elle joue également un rôle dans l’élimination des toxiques. Elle a aussi des propriétés anti-oxydantes, en limitant l’effet des radicaux libres. On la trouve dans les fruits et les légumes frais. Sa carence provoque le scorbut, une maladie dont on beaucoup souffert les poilus de la guerre 14, avec son lot de fatigue, de douleurs et d’altération des gencives.
  • La vitamine D : c’est le calciférol. Elle intervient dans l’absorption du calcium et du phosphore. Essentielle pour une bonne qualité des os. A la différence des autres vitamines que l’on trouve dans l’alimentation, la vitamine D est synthétisée par la peau sous l’action du soleil. Chez les petits enfants, une carence en vitamine D peut provoquer un rachitisme. Il est donc important, quand le soleil manque trop (en France, de septembre à juin) d’apporter des compléments en vitamine D, aux jeunes enfants. Les laits maternisés sont souvent complétés en vitamine D. Les aliments les plus riches en vitamine D sont le poisson gras et les huiles extraites du foie de certains poissons, comme l’huile de foie de morue, que gardent encore en mémoire, les plus âgés d’entre nous ! Et à un moindre degré : les œufs, le beurre et le foie. Les personnes âgées, mais aussi les plus jeunes qui s’exposent peu au soleil, ont un risque non négligeable d’insuffisance d’apport.
  • La vitamine K : elle est nécessaire à la coagulation du sang, mais les troubles de coagulation par carence en vitamine K sont exceptionnels. Elle est produite dans l’organisme par les bactéries intestinales et peut être trouvée dans l’alimentation. Elle se trouve dans les légumes à feuilles, comme les épinards, les choux et dans les tomates.

Les minéraux et oligo-éléments

Dans le camp des minéraux, deux sont importants : le sélénium et le magnésium.

  • Le sélénium : c’est un oligo-élément anti-oxydant. Il joue un rôle important dans le métabolisme des radicaux libres (qui favorisent le vieillissement de nos cellules et favorisent la virulence des virus) et dans le métabolisme hépatique. En fait, le sélénium lutte contre les radicaux libres. Mais le sélénium est aussi utile pour les muscles du squelette et le muscle cardiaque. On le trouve dans l’ alimentation, notamment dans le thon, le foie de veau, les huîtres, les œufs…
  • Le magnésium : c’est un oligo-élément minéral. Il joue un rôle important dans les réactions enzymatiques à l’intérieur des cellules. Il intervient également dans les transmissions neuromusculaires de l’influx nerveux. On dit qu’il est l’anti-stress naturel. Les personnes carencées en magnésium, souffrent de diarrhées. Des diurétiques utilisés sur une longue période peuvent provoquer des carences en magnésium.
  • Le calcium : c’est un oligo-élément dont la principale fonction est la minéralisation de l’os. On en a besoin à tout âge, dans l’enfance pour la croissance, à l’âge mûr, pour lutter contre les effets de l’ ostéoporose. Pendant la grossesse ou l’allaitement, les besoins en calcium sont plus importants. On le trouve dans les laitages, les fromages et certains légumes, comme les brocolis.
  • Le chrome : un oligo-élément utile au métabolisme des glucides. Il s’associe pour cela à l’insuline. On le trouve dans le foie, les viandes, la levure de bière, les graines et les noix.
  • Le cuivre : cet oligo-élément est utile pour l’entretien des cartilages et des os. Il intervient également dans la lutte contre les infections. Il participe à l’absorption du fer. On le trouve dans le foie, les huîtres, le chocolat ! Les noix, le raisin ou les lentilles. On le trouve aussi dans l’ eau minérale. Attention, la vitamine C, le fructose, le sucre et l’alcool diminuent l’absorption du cuivre au niveau de l’intestin.
  • Le fer : c’est l’oligo-élément indispensable à la formation de l’hémoglobine dans les globules rouges. Un manque de fer, c’est l’anémie. Le fer apporté par les viandes et les poissons, est bien absorbé par l’organisme. En revanche, l’absorption est plus limitée lorsque le fer provient des légumes secs, des fruits ou des produits laitiers. Attention donc, en cas de régime végétarien.
  • L’iode est indispensable au fonctionnement de la thyroïde ; la carence en iode avec crétinisme et goitre a disparu de nos montagnes, mais la France demeure, selon l’OMS, un pays à risque d’insuffisance modérée de par sa géologie ; ainsi, il faut toujours préférer le sel iodé (et fluoré).
  • Le fluor : cet oligo-élément se fixe dans l’émail des dents. Il contribue à rendre cet émail plus résistant aux bactéries de la plaque dentaire. On le trouve, mais en petite quantité, dans l’eau et le sel. Il est donc possible d’en donner aux enfants, le temps de la formation des dents. Ensuite, un dentifrice au fluor suffit.
  • Le zinc : il est utile dans le métabolisme des protéines, des glucides et des lipides. Une carence en zinc peut provoquer des retards de croissance, des problèmes immunitaires et des troubles de la cicatrisation. C’est un anti-oxydant. Il peut s’avérer utile dans les traitements de l’acné. On le trouve dans les huîtres, le foie, les germes de blé, le pain complet, le bœuf, le jaune d’œuf, le soja, les poissons et les crustacés et les lentilles et les haricots secs.

Les acides gras

Vous avez forcément entendu parler du fameux oméga 3, issu d’huiles de poissons ou d’huiles végétales. Bon pour l’humeur et pour le cœur, dit-on. Ce sont des acides gras polyinsaturés, indispensables et que le corps humain ne peut produire.

On ne peut donc les trouver que dans l’alimentation. Ils ont un effet bénéfique, dans les régimes contre le cholestérol ou l’ hypertension artérielle. Mais, encore une fois, ces oméga 3 se trouvent dans une alimentation équilibrée. Si vous choisissez les bonnes huiles végétales, de noix ou de colza, si vous consommez suffisamment de poissons, pas besoin d’en prendre en plus.

C’est la carence en oméga 3 qui pose problème. Rien ne prouve, jusqu’à présent que prendre des oméga 3 en supplément, apporterait des bienfaits particuliers pour la santé. Encore une fois, tout est affaire d’équilibre et d’hygiène alimentaire. Une surdose en oméga 3 peut provoquer des problèmes de coagulation, une baisse de la glycémie ou une baisse des réponses immunitaires. Une bonne alimentation doit suffire pour apporter la dose nécessaire d’oméga 3.

Les plantes

Utiliser des compléments alimentaires, c’est une chose. Se soigner avec des plantes en est une autre !

La médecine par les plantes existe depuis longtemps. Avant l’aspirine et les antibiotiques, il n’y avait que cela. Et, quelque part, nous vivons grâce aux plantes. Notre alimentation est constituée pour bonne part, de fruits et de légumes.

Mais des plantes utilisées à mauvais escient, peuvent être dangereuses. Prenons l’exemple du pavot, avec lequel on produit l’opium ! Ou de l’if, duquel est issu le paclitaxel, utilisé dans les chimiothérapies anticancéreuses, on voit bien que la plus grande prudence est nécessaire dans l’usage de certaines plantes.

C’est la raison pour laquelle, les compléments alimentaires à base de plantes, font l’objet de contrôles très rigoureux. Tout au moins, ceux qui sont vendus en pharmacie ou en parapharmacie. Attention aux autres !

On retiendra que, parmi les plantes qui entrent dans les composés des compléments alimentaires, se trouvent :

  • pour la ligne : le fenouil, la reine des prés, la piloselle, des plantes drainantes.
  • pour la forme : le ginseng, le guarana, le gingembre qui regorgent de vitamines.
  • pour le calme : la passiflore, la valériane, l’aubépine, le tilleul, la verveine, la camomille dont les vertus apaisantes ne datent pas d’hier, et qui sont utilisées dans certains médicaments.

Si vous voulez utiliser des plantes, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien. Ne cherchez pas à les utiliser vous-même. Il y a danger. Et vous sortiriez du champ de la nutrition pour entrer dans celui de la médecine parallèle.

Les principaux types de suppléments vitaminiques sur le marché

Sur le marché, on retrouve diverses catégories de suppléments en vitamines. Voici une liste des compléments les plus recherchés et les plus présents sur le marché :

Bien lire l’étiquette des compléments alimentaires

L’étiquette d’un complément alimentaire doit comporter les indications suivantes :

  • Le nom des catégories de nutriments ou substances caractérisant le produit ou une indication relative à la nature de ces nutriments ou substances
  • La quantité des vitamines et des sels minéraux présents dans le produit doit être indiquée sous forme numérique en unités de poids
  • Le pourcentage des vitamines et des sels minéraux par rapport à la recommandation de consommation quotidienne doit être indiqué
  • La consommation journalière recommandée doit être inscrite
  • L’étiquette doit indiquer comment le produit doit être utilisé (quantité, fréquence, circonstances particulières)
  • Un avertissement indiquant qu’il est déconseillé de dépasser la dose journalière indiqué
  • Une mention précisant que les compléments alimentaires ne doivent pas être utilisés en remplacement d’une alimentation saine et diversifiée
  • Un avertissement indiquant que les produits doivent être tenus hors de la portée des enfants

Compléments alimentaires : les précautions à prendre

Les compléments alimentaires ne sont pas à utiliser n’importe comment ni par n’importe qui. Voici quelques informations essentielles à connaître sur les précautions d’emploi de ces produits.

Prendre des compléments alimentaires doit se faire une démarche de qualité. En effet, le dosage et la teneur en principes actifs des compléments ne doivent pas être laissés au hasard. La qualité des compléments alimentaires est essentielle ici. Sur Internet comme en boutique, on peut trouver de tout. Du haut de gamme comme des produits sans intérêt. Il revient aux consommateurs de bien choisir les compléments alimentaires qu’ils utilisent. Pour cela, ils doivent se baser sur plusieurs critères importants.

Ainsi les femmes enceintes ou allaitantes par exemple ou bien encore les personnes sous anticoagulants doivent être particulièrement vigilantes en ce qui concerne la nature des compléments alimentaires vers lesquelles elles souhaitent se diriger et doivent donc au minimum s’en tenir à la notice ou au mieux consulter leur médecin traitant.

Veillez aussi à choisir des compléments alimentaires avec une certification bio. La plupart des compléments Natura Force possèdent cette certification bio. Certains ne pourront jamais bénéficier de la mention bio en raison de l’impossibilité de traçage. C’est le cas de l’huile de poisson par exemple. Vous avez ainsi l’assurance de consommer un supplément efficace, mais également d’une totale innocuité.

Sources :

  1. https://www.doctissimo.fr/nutrition/complements-alimentaires/quels-complements-alimentaires-prendre
  2. https://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/PalmaresNutriments/Fiche.aspx?doc=complements-alimentaires
  3. https://www.naturaforce.com/bienfaits-complements/
  4. http://www.allo-medecins.fr/sante/nutrition/complements-alimentaires/nutritionniste,a-quoi-servent-les-complements-alimentaires-,1298.html

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